Afrique du Sud 2014

 

Toute l’équipe remercie vivement l’ASBL Inter-Actions pour la mise à disposition d’une camionnette, ainsi que tous les clubs de football qui ont donné du matériel de football pour aider les enfants défavorisés de l'Afrique du Sud :

FC CS Sanem, FC Ehlerange, FC Union Sportive Rumelange, FC Wiltz 71, FC Avenir Beggen, FC Minerva Lintgen, FC Green-Bots 77 Harlange-Tarchamps, Union Sportive Esch-sur-Alzette, AS Colmarberg, FC Alisontia Steinsel, FC Kischpelt Wilwerwiltz, FCM Young Boys Diekirch, LTMA (7Mo3), FC Sporting Bertrange, AS La Jeunesse d’Esch-sur-Alzette, FC Olympia Christnach-Waldbillig, Union 05 Kayl-Tétange, FC Etoile Sportive Schouweiler, FC Lorentzweiler,FC Schëffleng 95, FC Hosingen,FC Sporting Mertzig, FC Belveaux, 2 clubs souhaitent rester anonymes.


 


Dans les townships de l'Afrique du Sud, le football est reconnu pour ses vertus qui contribuent au bien-être et à l’équilibre physique et psychique des jeunes sportifs et qui leur donnent de la force et de l'espoir pour l’avenir. En effet, la pratique du football en est beaucoup plus importante que dans les pays occidentaux, notamment suite au fait qu'il y existe guère de possibilités de loisirs.

 

Le rôle d'un entraineur de football ne se limite pas seulement à entraîner les enfants mais également à servir de personne de référence.  En effet, il est d'usage qu'un entraîneur se retrouve en charge d'un groupe d’une soixantaine d’enfants et se propose même d'aller chercher certains d’entre eux à pied pour les amener jusqu’au terrain de football et de les raccompagner par après à leur domicile. Il fait partie des adultes de confiance qui entourent les jeunes et les aident  à maîtriser leur vie.



Quelques impressions...

 

Dans les townships, la population est composée de plus de 50 % d’enfants. Les conditions de vie des ces enfants sont désastreuses. Certains d'entre eux sont livrés à eux-mêmes et n'ont rien d'autre à faire que de trainer dans les rues étant donné qu'ils n'ont pas d'accès à des loisirs. Si personne ne s’occupe d’eux, ils termineront sans aucun repère et sans aucun espoir. Les enfants ont des problèmes de concentration à l’école à cause de tous les soucis de la vie quotidienne qu’ils ont en tête.

 

Une famille gagne entre 120 et 220 €  par travailleur et par mois pour 40 heures de travail dans l'exercice d'emplois tels que vendeur ou encore nettoyeur de rue.

 

Les habitants des Townships doivent payer pour l'éducation de leurs enfants, les fournitures scolaires, le transport à l’école, la nourriture, l’électricité et l’eau. Les frais d’eau et d’électricité sont équivalents à un tiers de leur salaire pour un logement uni-familial.Leur salaire suffit uniquement pour payer tous ces frais. S'ils rencontrent des problèmes de santé, ils se retrouvent dans l'impossibilité de se faire soigner alors qu'ils ne disposent pas des moyens financiers requis pour payer les prestations de santé. Pour les parents, le seul loisir possible est de regarder leurs enfants jouer au football.


Des portes  sont inexistantes ou restent ouvertes en permanence. Une famille de 5 à 6 personnes se partage un espace habitable de 20 m2.


Les habitants lavent leurs vêtements dans des bassins remplis d’eau et ils réutilisent plusieurs fois le même eau pour faire des économies. Pour se laver, ils laissent couler un peu d'eau sur leur corps deux fois par semaine. Ils se bornent à laver sur base journalière leurs mains, les aisselles et les parties intimes.

 

Se promener à l'intérieur d'un township est difficile et dangereux à cause d'un manque général d’hygiène (détritus et des objets coupants sur le sol et des odeurs nauséabondes) et à cause d'un taux de criminalité très élevé.

 

L' équipe a rendu visite aux townships du Cap pendant 4 jours, 7 heures par jour, soit 28 heures au total. Au cours de notre visite, nous étions devenus témoin d’un meurtre. En effet, les townships de l'Afrique du Sud sont réputés comme figurant parmi les endroits les plus dangereux du monde.