Egypte 2014/2015

 

Remerciements...

 

Les enfants du Caire et les volontaires de "Man to Human" remercient vivement les 39 clubs de football participants (dont 3 préfèrent rester anonymes) et leur comité, ainsi que la Fédération luxembourgeoise de Football (FLF) pour leur précieuse contribution:

 

Fola, Racing FC, SC Bettembourg,FC Wiltz 71, US Mondorf, FC Etzella, FC Young Boys Diekirch, Etoile Sportive Schouweiler, FC Noertzange, US Esch, A.S Colmar Berg, FC Progrès Niederkorn, FC Résidence Walferdange, FC Avenir Beggen, FC Kiischpelt Wilwerwiltz , Sporting Club Steinfort, FC Mamer 32, FC Minerva Lintgen, FC Jeuness Junglinster, FC Schifflingen 95, FC Munsbach, FC AS Hosingen, FC Sporting Bertrange, CS Sanem, FC Ehlerange, FC UNA Strassen, FC Titus Lamadelaine, Red Boys Aspelt, US Rumelange, FC Olympia Christnach, FC Green Boys 77 Harlange-Tarchamps, FC Orania Vianden, FC 47 Bastendorf, Syra Mensdorf , FC Jeunesse Canach.

 

 

Par ailleurs, il y a lieu d’adresser des remerciements aux familles rencontrées lors de la journée de football à Ettelbruck, dont 16 ont immédiatement fait des dons en matériel et 83 lors d’une autre occasion.

 

Finalement, nous tenons à exprimer toute notre reconnaissance à l’association Inter-Actions a.s.b.l. et à nos collaborateurs au Caire.


 

 

En février 2015, l’équipe de "Man to Human" s’était rendue au Caire, capitale de l’Egypte, pour distribuer parmi les jeunes amateurs de football âges entre 4 et 17 ans le matériel qui a été collectionné au Luxembourg. Tout au long de sa mission, l’équipe a été encadrée par deux Egyptiens qui ont sacrifié leur temps libre pour aider à la distribution, guider, traduire, et introduire l’équipe à des responsables locaux. Parmi ces responsables figuraient un grand nombre de représentants religieux qui nous ont aidés à localiser les bénéficiaires les plus appropriés. Des collaborateurs nous ont dans la suite accompagnés aux domiciles de ces enfants où nous leur avons remis le matériel.

 

Wir haben Fussballmaterial an über 10.000

Kinder im Alter zwischen 4 und 17 Jahren verteilt.

 


Nous avons distribué du matériel de sport à plus de 10.000 jeunes âgées entre 4 et 17 ans.


We distributed football equipment to more than 10.000 youngsters aged between 4 and 17 years.



Quelques impressions...


La surface habitable de la majorité des logements étant très étroite, il est d’usage qu’une famille de 5 personnes habite sur une surface d’environ 15 mètres carrés et se partage un ou deux lits. Les « studios » se présentent dans un état d’insalubrité inimaginable et seraient considérés comme inhabitables par la majorité des européens. Ils sont souvent remplis d’ordures de toute sorte.

 

Certains élèvent des poules, des moutons, ou des chèvres, qui leurs servent de source de nourriture et qui sont tenus sur la voie publique. L’odeur dans ces quartiers, à elle seule, est suffisamment nauséabonde pour effrayer les touristes dont la majorité n’oserait jamais y mettre un pied. Les gens sont forcés de boire de l’eau du robinet qui est sale et malsaine, étant donné que les bouteilles d’eau propre coutent aussi chères qu’une bouteille de coca.

 

Une partie de ceux ayant un boulot n’ont pas d’autres choix que de travailler énormément le jour  et la nuit et passent même la nuit à leur lieu du travail, ce qui équivaut à un argent de poche. Même les ressortissants d’universités ne gagnent que peu d’argent. Il va de soi que d’une façon générale, les employés en Egypte ne bénéficient pas d’un contrat à durée indéterminé et peuvent être licenciés à tout moment. D’une façon générale, on peut dire que les prestations sociales ne sont que peu développées ou même inexistantes.

 

La majorité des gens sans emploi, soient-ils jeunes adultes ou enfants de 5 ans, gagnent de l’argent de poche en jouant aux éboueurs, c’est-à-dire en visitant les quartiers de la classe moyenne pour y ramasser et emmener les déchets. Ces gens sont encore appelés les chiffonniers du Caire par la communauté internationale. Ces ordures sont dans la suite ramenées dans leurs quartiers et leurs logements pour être « recyclés », pour être utilisés à d’autres fins. De cette façon, les chiffonniers arrivent à recycler environ 80% des déchets qu’ils reçoivent alors que dans d’autres pays la plupart des entreprises de collecte de déchets n’arrivent pas à recycler plus de 25%.

 

La plupart des jeunes n’ont pas d’accès à des loisirs ou des jeux. Ils passent leur temps en travaillant et en trainant dans les rues.

 

Les conditions de vie de la classe moyenne par rapport à ceux habitant dans les banlieues sont uniquement légèrement mieux. Un observateur extérieur aurait vraiment du mal à apercevoir les différences du premier coup d’œil. La plupart des gens parlent uniquement arabe.

 

Alors que la globalisation ne s’est pas arrêtée au bord de la frontière égyptienne, il est peu surprenant d’y retrouver des McDonald’s ou des KFC. Mais contrairement au Luxembourg, les restaurants de ces chaines internationales sont considérés comme « haut de gamme » par les gens pauvres qui se retrouvent dans l’impossibilité de s’y offrir un repas, la visite d’un restaurant McDonald’s étant plutôt réservé aux hommes d’affaires, aux touristes et aux ressortissants des classes plus élevées.

 

L’enseignement au Caire n’est que très peu développé. L’éducation de la majorité des gens s’arrête après l’achèvement de l’école primaire. Bien qu’il existe des lycées et universités privées, force est de souligner que la majorité ne peuvent pas s’offrir une meilleure éducation.

 

Lors de notre séjour, on n’a que rarement vu une femme se promener dans les rues du Caire, capitale d’un pays dans lequel le viol est considéré comme un simple harcèlement sexuel et fait partie de la vie quotidienne, tout comme les agressions envers les femmes en général. La plupart du temps, les femmes se trouvent  à la maison ou peuvent être retrouvées dans les églises ou encore dans les parcs publics payants, un des seuls endroits propres au Caire. Il s’est fait que lors de notre collaboration avec les églises, des femmes nous ont accompagnées et nous ont même aidés à porter le matériel de football.

 

La circulation routière et les infrastructures routières au Caire sont catastrophiques, car non seulement peu développées mais également marquées par des conducteurs anarchiques qui font ce qu’ils veulent alors que la police et les militaires ont d’autres préoccupations, notamment à éviter l’apparition de nouvelles révoltes. Celui qui conduit régulièrement au Caire met sa vie en danger. Il va de soi que les véhicules y circulant ne sont pas couverts par une assurance auto.